Partager l'article ! Mark Knopfler, Paris Bercy / Lyon Fourvière (9 juin/21 juillet 2010): PARIS 2010 Parti depuis début avril en tournée mondiale, ...
DIRE STRAITS, MARK KNOPFLER et ROCKAWAY
On se souvient déjà des 10 concerts phénoménaux donnés à cet endroit par Dire Straits durant le On Every Street Tour de 1991-1992, devant 170 000 personnes au total, ou encore des concerts solo de 2005 (16 000 personnes) et 2008 (11 000 personnes, configuration assise) [ceux de 1996, 2001 et 2006 ayant été donnés au Zénith].
A lire les premiers commentaires sur les concerts américains, le Get Lucky Tour de 2010, semblait avoir ce petit quelque chose de magique qui avait manqué lors de la précédente tournée Kill To Get Crimson.
C'est en effet un Mark Knopfler en pleine forme et en pleine possession de ses moyens que l'on a retrouvé mercredi soir, et ce malgré une sciatique très douloureuse qu'il traîne depuis la fin de la tournée nord-américaine et qui le contraint à rester assis pendant la quasi intégralité du concert (ordre du médecin!!!).
Une setlist très équilibrée, rythmée et des arrangements de toute beauté, notamment grâce à la présence de Mike Goldrick à la Flûte et aux Cornemuses, ou encore John McCusker aux Vilons et Citernes, fait alterner subtilement les titres de MK en solo et les hymnes épiques de son ex-buldozer du Rock.
Et comme le passage de ce musicien légendaire est à chaque fois un évènement musical majeur, le public parisien ne s'y est pas trompé et a réservé à son héro et au groupe qui l'accompagne un accueil digne de la grande époque Dire Straits. Porté par l'amour de 12 000 fans et admirateurs, Mark Knopfler a su se donner en retour et rendre au centuple.
Vidéo de BORDER REIVER (1er titre du concert)
Un moment particulièrement touchant interviendra à la fin du spectacle au moment du salut, lorsque MK demandera à son batteur Danny Cummings d'aller chercher ses baguettes. S'avançant vers le devant de la fosse et s'agenouillant, le guitariste aux doigts d'or, mais aussi au coeur d'or (souvenez vous de son album Golden Heart) tendra les dites baguettes à une fillette de 6 ans venue avec ses parents assister à ce qui restera sûrement pour elle un concert magique.
Vidéo ici :
Preuve qu'une ex-superstar du rock planétaire peut être et avoir été! Ce, en étant simple et vrai avec son public.
LYON 2010
CONCERT DISPONIBLE EN TELECHARGEMENT LEGAL - Ainsi que tous les concerts de la tournée européenne (mai, juin, juillet 2010)
Cliquez ici http://simfylive.com/en/shop/29388/live-recordings/Mark-Knopfler.html
J'écris cette review après avoir longuement discuté du concert avec Michael Jones, présent dans les gradins hier soir, qui l'a beaucoup aimé. Jean-Jacques Goldman a quant à lui
assisté incognito au concert du lendemain aux Arènes de Nîmes.
En ce qui me concerne, le simple fait de revoir MK dans ce lieu magique qu'est le Théâtre de Fourvière souffisait à me combler.
Aussi j'ai trouvé que MK était en meilleur condition que lors de la tournée de 2008, bien que sa sciatique le cloue encore à sa chaise et qu'il semble avoir du mal à se déplacer. Respect à lui
d'ailleurs d'honorer tous les concerts de sa tournée malgré une douleur indiscutable.
Bel engouement pour ce concert archi complet - 4500 personnes, capacité maximum - (certains devant même s'asseoir plus haut que l'amphithéâtre, dans les
escaliers menant aux portes supérieures). Clameurs après chaque morceau, de même qu'un oé oé oé oé, après Romeo and Juliet, repris par MK and Co.
Niveau son, pas grand chose à redire : le site jouit, comme la plupart des théâtres romains, d'une excellente acoustique. Une voix parfois un peu en retrait, et un dosage guitare National
steel/guitare électrique un peu déséquilibré, selon Michael Jones. Quelques belles impros (notamment le solo final de Telegraph Road), et toujours, malgré l'âge, un vibrato hyper puissant dans la
main gauche de MK.
Michael a vraiment apprécié le(s) talent(s) des musiciens (Glenn Worf et John McCusker en particulier, ainsi que Danny Cummings et Richard Bennett), mais regretté un trop longue attente
entre la première partie de Kate Walsh et l'arrivée du groupe (voir l'information plus bas, en donnant les raisons), ainsi que l'absence de quelques titres,
notamment du dernier album, comme Get Lucky par exemple, qui prête pourtant son nom à la tournée mondiale, ou encore Monteleone, sans parler du toujours très attendu Why Aye Man.
PRECISION :
Concernant l'attente entre le passage de Kate Walsh en première partie et l'arrivée du groupe sur scène à 22h05.
Cette attente a été due au fait que MK et le groupe ont été bloqués à Nice depuis le milieu d'après midi par la grève des contrôleurs aériens.
Quasi contraint de devoir annuler le concert au dernier moment, le groupe obtiendra finalement in extremis une autorisation de décoller vers 19h30, d'où une arrivée au théâtre de Fourvière très tardives, sur les coups de 21h15 seulement.
Cette grève aura aussi pour conséquence d'obliger le groupe à modifier légèrement son planning serré, et à réserver en catastrophe des chambres au Sofitel de Lyon, ne pouvant redécoller pour Barcelone après le concert.
Coté setlist, celle-ci est équilibrée et réserve de belles surprises :
- Border Reiver est un très bon choix d'ouverture.
- Coyote connaît enfin son heure de gloire en Live, avec sa légendaire intro à la basse.
- Hillfarmer's Blues est un régal de nouveaux solos et de puissance.
- Marbletown crée un magnifique dialogue entre musiciens d'exception et multi-instrumentalistes d'une précision remarquable (Mike McGoldrick à la Flûte)
- Piper To The End est une coda parfaitement bouleversante.
Je ne m'attarderai pas ici sur les classiques que sont maintenant devenus What It Is, Sailing To Philadelphia, ou encore Speedway At Nazareth, toujours aussi populaires. Ni d'ailleurs sur les
quelques titres de Dire Straits (Romeo And Juliet, Sultans of Swing, Telegraph Road, Brothers In Arms, So Far Away) attendus comme des Messies.
En tout cas, nous avons aimé le cadre, la setlist (toujours trop courte!), et le rythme du concert. L'essentiel pour ainsi dire.