De retour de la Toussuire où j'avais été invité pour donner un petit concert lors d'une soirée spéciale DIRE STRAITS organisée par l'office du tourisme de la station, je m'en vais vous conter le déroulement de cette journée très agréable, qui m'a permis de retrouver un vieil ami à moi, André Tépérek, organisateur émérite des animations. www.la-toussuire.com
Tout d'abord, départ le matin de Lyon vers 10h, il me faudra environ 2h30 pour atteindre la station, en roulant tranquille et en prenant le temps d'admirer la paysage.
Voici d'ailleurs quelques photos prises en montant de Saint Jean de Maurienne à La Toussuire:

Et si on se tourne à 90 degré sur la gauche, on voit ça!
Arrivé vers 12h30, et après avoir fait un petit tour de cette belle station et repéré l'office du tourisme, depuis la terrasse duquel résonnaient déjà les hymnes du groupe honoré ce soir là (Money for Nothing, Brothers in Arms, Walk of Life, Sultans of Swing, Calling Elvis, Portobello Belle, et j'en passe...) je me dirigeais vers un petit restaurant sympa situé juste en face de l'office, appelé l'Hotel des Alpes.
Une fois ma salade paysanne et ma pizza quatre fromages terminées, et poussé par la curiosité, je regagnais l'entrée de l'office du tourisme pour voir les affiches qui annonçaient la venue par procuration de Dire Straits à La Toussuire.
Bien m'en pris puisque je tombais aussitôt sur mon ami André pour qui j'avais joué pour la dernière fois en compagnie de Michael Jones et de son groupe à Saint Jean de Bournay en mai 2006!
Après des retrouvailles chaleureuses et un brin de causette, nous commencions l'installation du matériel et la prise de son. Une répétition de 2h s'en suivit pour que tout aille pour le mieux dans la soirée. André est assez perfectionniste, c'est un point que l'on a en commun d'ailleurs, et il attache une importance toute particulière, comme il se doit, à l'équilibre de la voix et des instruments lors de la balance.
Tout cela bien calé et au point, nous retournions au petit bar restaurant d'en face pour boire un verre ensemble, avant d'aller accueillir Jean-Pierre Vidal, Champion Olympique de Slalom à Salt Lake City en 2002, natif de La Toussuire, et qui venait parler de sa carrière lors d'une conférence à 18h, avant mon passage à 21h.
www.jp-vidal.com
Histoire de chauffer tout ça et de faire un peu de promo pour la soirée, André me demandait de jouer un titre en ouverture de Jean-Pierre Vidal, ce que je fis avec grand plaisir. Volèrent alors les notes de Sultans of Swing dans la grande salle de l'office du tourisme.
Après m'avoir remercié de cette intervention, Jean-Pierre Vidal introduisait sa carrière avant de lancer un diaporama retraçant les moments marquants de cette dernière, et de finir par un jeu de questions/réponses avec le public.

Une heure et, à mon énorme surprise, une cinquantaine d'autographes plus loin!! - et oui cela paraît étonnant mais les enfants de la station m'ont aussi encerclé pour que je leur écrive un petit mot, que j'ai même essayé de personnaliser - nous allions manger un bout avant l'heure fatidique!
20h30 sonnaient alors, et les portes de l'office s'ouvraient aux gens de la station désireux de passer une soirée baignés du meilleur son des années 70 et 80! Entre temps la neige s'était mise à tomber à gros flocons!
21h10, les lumières s'éteignaient et André présentait l'inconnu que j'étais pour ces gens qui venaient avant tout pour Mark Knopfler. Pression??

Début des festivités, me voilà parti dans le tube par excellence de DIRE STRAITS, celui que tout le monde demande, sauf les écoeurés, MONEY FOR NOTHING dans sa version de 8'30.
Ensuite, j'enchaînais avec TUNNEL OF LOVE et ROMEO AND JULIET, histoire de se replonger dans la belle époque de Making Movies en 1980.
Le son de ma guitare OVATION a d'ailleurs été très apprécié pour la restitution de ce titre.
De là, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, je remontais inlassablement le temps pour lancer le merveilleux ONCE UPON A TIME IN THE WEST, extrait de l'album Communiqué de 1979.
Le public de La Toussuire, très chaleureux et connaisseur du répertoire, me réservait à chaque fin de morceau des acclamations salutaires!
Et comme j'aime faire les choses d'après l'ordre établi et les conventions, je faisais maintenant un bond de 21 ans en avant, pour me retrouver en 2000, avec WHAT IT IS, le plus gros tube en solo de Mark Knopfler et extrait de l'album Sailing to Philadelphia.
Pour enchaîner avec son cousin et son aîné de 1978, celui par qui tout à commencé, le monumental SULTANS OF SWING, et ses solos de légende!

Il fallait cependant désormais recalmer en quelque sorte le jeu pour rendre hommage aux talents de compositeur de Mark Knopfler en allant dénicher un de ces plus beaux trésors, sa symphonie en 6000 notes, associant pauses décontractées et inspirées et envolées survoltés. Vous aurez reconnu l'excellentissime TELEGRAPH ROAD de 1982 et ses 14'20 de bonheur!
Après un morceau aussi intense et une fin aussi tonitruante, je me devais de ne pas perdre cette énergie et d'essayer de provoquer une vive réaction dans le public. Ce fut chose faite, grâce au tube très dansant et jovial qu'est WALK OF LIFE, paru en 1985 sur l'album Brothers in Arms.
La folie avait gagné la salle, les gens se levaient, tapaient des mains et des pieds, chantaient et même dansaient dans les allées, un vrai moment de liesse et de plaisir partagé.
Porté par de telles réactions je me permettais alors ironiquement de lancer : "on ne s'attendait pas à une telle surexcitation, on va peut-être se trouver dans l'obligation de vous arroser pour vous calmer!"
Le calme revenu, il était temps pour moi de conclure avec le paisible et somptueux BROTHERS IN ARMS, hymne empreint de nostalgie, de coeur et aussi d'espoir.
(Ci-dessus André Tépérek, s'occupant du son, et savourant en amateur qu'il est, la musique de DIRE STRAITS!)
Pourtant, c'était s'en compter la voracité de ces gens qui en demandaient encore et qui n'étaient pas prêts à aller se coucher tout de suite.
Je ne me faisais donc pas prier et décidais de jouer en rappel, le titre servant très souvent de point final aux spectacles de Mark Knopfler : GOING HOME - THEME FROM THE LOCAL HERO. Ce thème qui commence de manière très douce et qui mêle le rock, le folk et la musique traditionnelle écossaise, pour se terminer en apothéose semblait effectivement des plus appropriés pour conclure cette belle soirée.
Mais je ne devais pas encore descendre de mon estrade, car la clameur du public semblait exiger que je reste encore un peu, et même s'il me restait 2h30 de route à faire après le concert pour regagner ma belle capitale des gaules de Lugdunum, alias Lyon, je ne pouvais que consentir à remercier ces gens qui m'avais réservés un si bel accueil.
Je sortais donc à nouveau mon OVATION prune pour un dernier titre guitare-voix, le très western-folk MARBLETOWN, sorti en 2002 sur l'album solo de Mark Knopfler, The Ragpicker's Dream.
Et voilà, la soirée se finissait... Les gens très gentils, venaient me féliciter, me remercier, et parfois me demander quelques conseils, ou encore m'inviter à jouer dans leur région.
Je restais discuter un peu de la soirée avec André et ses amis de l'office du tourisme, avant de ranger la salle, charger le matériel, et prendre la route à minuit, l'esprit détendu et heureux d'avoir fait partager la musique de DIRE STRAITS à La Toussuire cette fois-ci!
Je tiens à remercier les gens de La Toussuire : vacanciers, restaurateurs, personnel de l'office du tourisme, et tout particulièrement André Tépérek, sans qui rien de tout ceci n'aurait été possible!
Merci à crazysinger pour les photos du concert.
SETLIST:
MONEY FOR NOTHING
TUNNEL OF LOVE
ROMEO AND JULIET
ONCE UPON A TIME IN THE WEST
WHAT IT IS
SULTANS OF SWING
TELEGRAPH ROAD
WALK OF LIFE
BROTHERS IN ARMS
GOING HOME - LOCAL HERO
MARBLETOWN
Pour toute information sur les albums de DIRE STRAITS ou de MARK KNOPFLER, se reporter à ces anciens articles:
1/ http://aurelienbrusset.over-blog.com/article-3975167.html
2/ http://aurelienbrusset.over-blog.com/article-4052438.html
Et concernant l'histoire de DIRE STRAITS et MARK KNOPFLER :
http://aurelienbrusset.over-blog.com/article-3998448.html